BRAISE
Plongez dans les coulisses du tournage de BRAISE, et comment un simple iPhone 16 Pro et une mise en scène minimaliste ont permis de créer un court-métrage intime et cinématographique.
Court-métrage
scénarisation
Role
Réalisation
Timeline
3 Weeks
team
Léo & Jules Margueritte
platforme
YouTube

L’iPhone 16 Pro est devenu ma caméra de cinéma.
C’est avec lui que j’ai tourné BRAISE, un court-métrage né d’une idée simple : capturer un moment de pause, une cigarette, une canette, et ce qu’ils révèlent d’un homme seul face à lui-même.
Faire un court-métrage, c’est toujours un mélange de contraintes et de liberté. Peu de moyens, peu de temps, mais une envie de raconter quelque chose de vrai. C’est ce qui rend l’expérience si unique et si intense.
“J’aime le court-métrage pour sa sincérité : peu de moyens, peu de temps, mais une vraie liberté créative.”
— Léo Margueritte (Réalisateur et Scénariste, BRAISE)
L’idée m’est venue d’un geste banal : allumer une cigarette, ouvrir une canette. Ce sont des actions quotidiennes, presque anodines, mais qui traduisent souvent une addiction silencieuse.
J’ai voulu explorer ce moment suspendu où le simple acte de fumer devient un enjeu narratif.

Compte tenu de la nature du projet, je savais que le tournage devrait rester léger, spontané et immersif. Je voulais pouvoir me déplacer librement entre la voiture, la forêt et les zones d’ombre sans trépied lourd ni matériel encombrant. J’ai donc choisi de tourner l’intégralité de BRAISE à l’iPhone 16 Pro, en Apple Log, avec un filtre ND et le codec ProRes HQ, pour conserver une qualité d’image cinématographique tout en gardant la flexibilité d’un tournage en solo.

Pour BRAISE, j’ai voulu garder une configuration à la fois simple, compacte et mobile, sans renoncer à la qualité d’image.
Le court-métrage a été tourné intégralement à l’iPhone 16 Pro (Desert Titanium – 512 Go), en Apple Log et ProRes HQ, afin d’obtenir une latitude de couleur maximale pour l’étalonnage en post-production.
L’ensemble du tournage a été réalisé seul, ce qui m’a poussé à concevoir un setup aussi discret que polyvalent.
J’ai utilisé l’application Blackmagic Camera sur iOS pour contrôler manuellement l’exposition, la balance des blancs et la mise au point.
L’iPhone était monté sur un trépied compact à fixation Tripod Clamp, et équipé d’un filtre ND variable, indispensable pour maintenir un shutter à 1/50 s à 25 fps tout en tournant en plein jour, dans des conditions lumineuses changeantes.
Réglage :
ISO : 55 – 200
Fréquence d’image : 25 fps
Vitesse d’obturation : 1/50 s
Filtre ND : 2 à 5 stops
Codec : ProRes HQ
Profil couleur : Apple Log
Application d’enregistrement : Blackmagic Camera
Balance des blancs : 4700 K
Tournage en 4K (3840 × 2160), exporté en 3240 × 2160 (ratio 1.5:1)
Certaines scènes, comme les plans dans la forêt ou à travers le pare-brise, demandaient une grande flexibilité.
J’ai choisi d’enregistrer directement sur le stockage interne de l’iPhone pour éviter tout encombrement, en sélectionnant des dossiers spécifiques dans l’application Blackmagic.
Le tournage en ProRes HQ Apple Log est particulièrement gourmand : le projet final a occupé près de 450 Go d’espace interne.
À l’avenir, un encodage en ProRes 422 suffirait probablement, tant que le profil Apple Log est conservé pour garantir la même souplesse à l’étalonnage.
Ce setup léger et précis m’a permis de rester mobile, de m’adapter à la lumière naturelle, et de tourner sans contrainte — tout en conservant une image riche et cinématographique.
Le tournage de BRAISE s’est fait sans aucun dispositif d’éclairage artificiel.
J’ai choisi de m’appuyer uniquement sur la lumière naturelle, afin de conserver une atmosphère organique et sincère, fidèle à l’isolement du personnage.
Un réflecteur doré a été utilisé ponctuellement pour adoucir certaines ombres et ramener un peu de chaleur sur le visage, notamment dans les plans extérieurs autour de la voiture.
Le reste repose sur un jeu de lumière naturelle : la forêt offrait une texture douce, tamisée, tandis que le soleil, plus direct sur les plans du champ, apportait cette teinte dorée et nostalgique recherchée depuis la conception visuelle du projet.
Lors du cadrage, j’ai veillé à ce que le personnage soit souvent rétroéclairé, et que la caméra se situe du côté de l’ombre pour préserver les volumes et éviter les hautes lumières brûlées.
L’idée était de laisser la lumière “raconter” elle-même l’état d’esprit du personnage, sans jamais la forcer.
La post-production de BRAISE — incluant le montage, le sound design et l’étalonnage — a été réalisée sur Adobe Premiere Pro.
Le montage est resté volontairement linéaire, pour préserver la simplicité du récit et la respiration des plans.
Les titres ont été conçus directement dans Premiere, en reprenant une esthétique film rétro, inspirée des génériques des années 70.
Plusieurs plans ont nécessité une stabilisation légère afin de conserver la fluidité du mouvement sans dénaturer la captation à main levée. L’objectif était de garder ce grain d’imperfection typique du cinéma amateur et des caméras analogiques.
Pour l’étalonnage, j’ai utilisé ma propre LUT comme base, avant de travailler l’équilibre entre le vert de la nature et les teintes rouges des objets symboliques (canette, cigarette, etc.).
Quelques flous radiaux discrets ont été ajoutés pour renforcer la profondeur et rappeler l’optique des anciens objectifs Helios, tout en accentuant le contraste entre le monde naturel et les éléments artificiels.

La post-production de BRAISE — incluant le montage, le sound design et l’étalonnage — a été réalisée sur Adobe Premiere Pro.
Le montage est resté volontairement linéaire, pour préserver la simplicité du récit et la respiration des plans.
Les titres ont été conçus directement dans Premiere, en reprenant une esthétique film rétro, inspirée des génériques des années 70.
Plusieurs plans ont nécessité une stabilisation légère afin de conserver la fluidité du mouvement sans dénaturer la captation à main levée. L’objectif était de garder ce grain d’imperfection typique du cinéma amateur et des caméras analogiques.
Pour l’étalonnage, j’ai utilisé ma propre LUT comme base, avant de travailler l’équilibre entre le vert de la nature et les teintes rouges des objets symboliques (canette, cigarette, etc.).
Quelques flous radiaux discrets ont été ajoutés pour renforcer la profondeur et rappeler l’optique des anciens objectifs Helios, tout en accentuant le contraste entre le monde naturel et les éléments artificiels.
L’univers sonore de BRAISE joue un rôle central dans la narration.
Le film s’ouvre sur une ambiance naturelle : le vent dans les arbres, le bois qui craque, le moteur au ralenti — des sons bruts, captés sur place, qui plongent immédiatement le spectateur dans la solitude du personnage.
Chaque bruit — une portière qui claque, le froissement d’un paquet de cigarettes, la canette qui glisse sur le toit — devient un repère sensoriel, presque intime.
Le silence est utilisé comme un outil dramatique : il installe la tension, prépare la scène du surnaturel, et traduit le moment où la réalité semble vaciller.
Sur le plan musical, trois titres iconiques structurent le film :
🎵 “Knock on Wood” — Eddie Floyd
Choisie pour sa vitalité funk et son énergie presque ironique, la chanson contraste avec l’isolement du personnage. Elle accompagne les premières images, comme un clin d’œil à la légèreté du quotidien, juste avant que le film ne bascule. Elle porte aussi dans ces paroles une ironie sur la superstition.
🎵 “Don’t Be Cruel” — Elvis Presley
Ce morceau intervient dans la deuxième partie, plus introspective. Son ton doux-amer vient souligner la dualité entre habitude et dépendance, entre le geste machinal et l’addiction que le héros ne remet pas en question.
🎵 “You’re The First, The Last, My Everything” — Barry White
Placé à la fin, il vient boucler le cycle avec une ironie poétique : les paroles évoquent à la fois la passion et la perte, la “première et la dernière” cigarette.
C’est une manière d’offrir au spectateur une lecture double — à la fois romantique et tragique — sur la relation que le protagoniste entretient avec son addiction.
L’ensemble du mix sonore a été conçu pour conserver une texture organique, avec un léger souffle, des saturations subtiles et une présence marquée des sons extérieurs. Rien n’est “propre” : tout est pensé pour que BRAISE garde sa vibration analogique, entre réalisme et mirage.
BRAISE explore un fantastique minimaliste, à la frontière du réel et du symbolique.
Sous son apparente simplicité, le film aborde des thèmes universels : l’addiction, la solitude et la fatalité, jusqu’à une chute ironique teintée d’humour noir.
La mise en scène repose sur la répétition du geste et la fixité du cadre, traduisant la fatigue et la perte de repères.
Le vert — couleur de la forêt et des vêtements du personnage — symbolise la nature et l’équilibre.
Le rouge, au contraire, signale l’intrusion humaine : la canette, le briquet, la cigarette — autant d’éléments artificiels dans un monde qui ne veut pas d’eux.
La cigarette devient ainsi le rituel dérisoire d’un homme qui cherche à reprendre le contrôle, face à une nature silencieuse qui le dépasse.
Chaque extinction, chaque silence, traduit un retrait du vivant et une déconnexion du réel.
L’atmosphère sonore — faite de vent, de bois, de silence — agit comme une voix intérieure, tandis que la lenteur des plans installe une tension sourde entre lucidité et abandon.
À travers ces gestes simples, BRAISE raconte la fragilité de l’homme face à ses dépendances.

J’espère que cette lecture autour de BRAISE vous aura plu.
Ce projet est né d’une envie simple : raconter beaucoup avec peu, et capter l’étrangeté dans le quotidien.
Si vous souhaitez échanger, collaborer ou en savoir plus sur mon travail,
vous pouvez me contacter via les liens du site ou sur mes réseaux sociaux
(@theleomargueritte / @splendeed.inc).
Merci ! — Léo Margueritte